C'est du passé :

21 octobre 2016

INSTITUT FRANCAIS STUTTGART
Schloßstr. 51
70174 Stuttgart

KARTEN & PREISE:
Eintritt:
18 € und 15 €
Kartenverkauf und Kartenreservierungen unter:
Edith Graf:
edith.graf@ymail.com
Telefon 0711/73 53 163
Mobil 0151 /28 77 21 14
Kartenverkauf auch an der Abendkasse
am Veranstaltungsort


Le 27 avril 2017 à 19h30

AUDITORIUM HENRI DUTILLEUX
Conservatoire Paul Dukas
51, rue Jorge Semprun
75012 Paris
entrée libre dans la limite des places disponibles


Le vacarme de l'âme
Expérience synesthésique avec Alexandre Scriabine

Extrait audio ou vidéo :

Présentation :

Argument
Prométhée a dérobé le feu divin pour le donner aux hommes en compensation de l’étourderie de son frère Épiméthée de laisser l’homme nu et faible. Il met en garde son frère de ne jamais accepter un cadeau venant de Zeus. Mais Épiméthée, ébloui par la beauté de Pandore, la choisit pour épouse.
Pandore, un jour, par curiosité, souleva le couvercle de la jarre qu'elle devait garder fermée et en laissa échapper tous les maux qui se répandirent sur la Terre. Seule l'Espérance demeura au fond du récipient que Pandore avait rapidement refermé sur l'ordre de Zeus.

Prométhée (le Prévoyant) est surtout connu pour avoir créé les hommes à partir de restes de boue transformés en roches, ainsi que pour le vol du « savoir divin », le feu sacré de l'Olympe, qu'il cache dans une tige et restitue aux humains après que Zeus le leur a retiré.
Prométhée est un Titan. Fils de Japet et Clymène, il est le frère d’Épiméthée.

Épiméthée (celui qui réfléchit après coup) est le créateur des animaux : alors que Zeus s’apprêtait à faire apparaître la Lumière, il fallait embellir les divers éléments terrestres. Il supplia qu'on le laisse faire, il répartit fort bien les qualités et défauts parmi les animaux, si bien qu'à la fin, il ne restait plus rien pour l'homme, qui se trouva donc nu et faible.

Pandore (celle ornée de tous les dons) est la première mortelle et possède de nombreuses qualités. Mais lors de sa création, parmi les dieux de l'Olympe qui lui avaient tous fait cadeau d'une qualité, la déesse Héra lui avait offert la curiosité et les dieux confient à la jeune mortelle une boîte contenant tous les maux de la terre.

« Ici comme un silence. L’apaisement de l’âme. On m’a dit que ce serait mieux ainsi. Une façon de se reposer enfin. Un instant offert. Dans une boîte. Un idéal de sérénité.»

 Les premiers mots du texte résonnent comme une méditation sur le monde qui nous entoure. Non pas le monde stricte d’une planète et des hommes qui y vivent, ce monde où la politique nous fait naviguer de gauche à droite, de droite à gauche, louvoyant dans les humeurs d’un enjeu purement matérialiste. Définitivement matérialiste. Il n’est pas question non plus d’une quelconque expérience mystique. Non. Il s’agit d’autre chose.

Le vacarme de l’âme est une invitation. À méditer sur l’indicible. À toucher l’impossible. Sans vouloir le comprendre, sans vouloir le raisonner. Dans une forme de « lâcher prise ». Et s’approcher de la transcendance.

Les yeux fermés, le regard tourné vers le ciel, étouffer le temps, quelques secondes seulement. Puis, d’un geste léger, balayer la poussière des étoiles. Et la rassembler dans un coin de sa tête. S’emparer d’un atome d’humanité. Y chercher l’incommensurable. Dans la musique, dans les mots. Dans la couleur des notes. Dans la couleur des sons. Imaginez ! 

Puis, se réveiller au monde. Ouvrir les yeux. Et jeter un regard sur ce qui nous est familier. Voir ce qui a changé dans la perception que nous avons de notre quotidien. D'une certaine manière, redécouvrir ce qu’est l’humilité face à la profondeur d’une nuit étoilée.

Un peu à la façon d’une expérience synesthésique. Dans la musique d'Alexandre Scriabine.



Extrait :

« Blanc timide/Noir intrépide/L’incertitude du oui/L’exactitude du non/Contraction et expansion/Dans un geste éternellement répété/Multitude d’une respiration universelle/À la vie à la mort des aurores boréales/Notre vide est plein/Baigné par la chevelure de Bérénice/Douceur d’une contemplation/Matière noire de nos rêves/Tout est écrit dans les constellations/Ainsi aussi, l’espace se moque du temps/Il n’y a pas d’avant/Il n’y a pas d’après/Seul survit l’instant/Ici ou là/Froid ou chaud/Mort ou vivant/Le peu ou l’abondance /L’envie ou le dégoût/Le vide qui n’est pas vide/Le tout qui n’est pas tout/ Simplement sommes-nous à l’orée de l’admiration/ Ce qu’il faut au regard de ce que nous envisageons/Ce qu’il faut à l’idée de ce que nous envisagerons/Lorsqu’enfin on comprendra la profondeur du ciel étoilé.»


Au programme:

Frédéric Chopin
Prélude op.28 n.1

Alexander Scriabine
Etude op.2 n.1
Etudes op.8 n. 5-12
Etudes op.42 n. 3-4-5
Prélude op.9 n. 1
Prélude op.13 n. 6
Prélude op.11 n. 11
Préludes op.16 n. 3-4
5 Préludes op. 74

Jean-Pierre Thiercelin - Comédien
Stefano Vismara - Piano
Philippe Ohl - Vidéo

Photos :::